2 mai 2009

Dur dur d'être un cheval


Dure semaine pour les chevaux de sport.

On apprend que King Pin le cheval de Mike Winter de l'équipe canadienne de concours complet, compétitionnant au Kentucky, s'est effondré après avoir franchi un obstacle de son parcours de cross. Les vétérinaires présents n'ont pu que constater sa mort subite. Il ne s'agit pas d'un accident de saut, mais d'un problème de santé. Des examens sommaires révèlent des saignements internes au niveau de l'abdomen chez le cheval de 13 ans, un Irish sport Horse. Des examens plus poussés seront effectués et les résultats seront communiqués plus tard.

Plus tôt cette semaine on apprenait la mort de 21 chevaux de Polo provenant de l'Argentine, venu compétitionner aux États-Unis. Une erreur dans la préparation d'un "supplément alimentaire injectable" serait la cause du décès des bêtes.

Ces chevaux de Polo Argentins recevaient habituellement dans leur pays, un produit fortifiant commercialisé en Argentine, mais interdit aux É.-U.. Le vétérinaire de l'équipe argentine a donc confié à un laboratoire américain la fabrication d'un produit équivalent, puisque le produit commercial était prohibé aux É.-U.. La recette que le vétérinaire a transmise au laboratoire contenait une erreur dans les quantités d'un certain ingrédient. Le produit ainsi confectionné, contenait une quantité de sélénium, qui lorsqu'injecté aux chevaux, leur a été fatal. Il y aura enquête bien sure, mais une recommandation quant à la nécessité de soumettre les chevaux de Polo aux tests antidrogue fait son chemin, et si elle se concrétise, pourrait être bénéfique aux chevaux, qui parfois dans ce sport comme dans d'autres, carburent au chimique.

Plus près de chez nous, dans le monde des courses sous harnais, au Québec, ça euthanasie fort.

Suite au désengagement du gouvernement provincial dans le soutien de "l'industrie du Standardbred" comme on peut appeler les courses sous harnais, les propriétaires de ces chevaux qui doivent faire soigner leurs bêtes suite à des maladies ou accidents, choisissent inexorablement de les faire euthanasier par le vétérinaire ou de les faire abattre. Les revenus ne suffisant plus à combler les dépenses de soins, ils jugent inutile ou ne peuvent supporter financièrement de garder ces animaux vivants, l'adoption ne leur permettant même pas de disposer des animaux sains.

Alors, dur dur d'être un cheval, par les temps qui courent.
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