4 décembre 2009

Relancer l'industrie des courses sous harnais sans subventions

Oubliez les hippodromes de Québec, de Trois-Rivières ou de Montréal. Le Jockey Club, un organisme sans but lucratif composé d'hommes d'affaires, veut rebâtir l'industrie «sur des bases modestes».

Si tout fonctionne, une cinquantaine de programmes de courses seront tenus entre mai et octobre 2010 à la piste du centre d'entrainement de Saint-Basile-le-Grand, en Montérégie.

Départ modeste

«On recommence très modestement, sur une base champêtre avec ce qui est possible d'être fait rapidement», indique Jocelyn Faucher, membre du Jockey Club. «Il faut refaire une crédibilité à l'industrie.»

Il faut vite remettre sur pied une structure pour permettre aux joueurs québécois de parier ailleurs que sur les sites Internet offshore, fait valoir M. Faucher. Selon lui, il s'agit d'un marché de près de 120 millions $ par année. «Tant que rien n'est fait, tout le monde est perdant, fait valoir M. Faucher. Il n'y a pas de redevance dans les coffres du gouvernement ou chez les hommes à chevaux.»

Une demande a donc été déposée à l'Agence canadienne de pari mutuel pour autoriser l'exploitation par le Jockey Club du pari par téléphone et Internet. Les sommes amassées pourront garnir les bourses offertes aux éleveurs l'été prochain.

Aussi, pour pouvoir exploiter les 15 salons de paris hippoclubs de la région montréalaise, le groupe a déposé une demande de permis à la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec, cette semaine.



Le gouvernement du Québec a maintes fois rappelé qu'il a investi quelque 300 millions $ au fil des ans dans l'industrie des courses. Le Jockey Club ne lui demande pas un sou. Aucune taxe sur le pari. Aucun pourcentage d'appareils de loterie vidéo.

Dans son plan d'affaires, le groupe prévoit investir un tiers de ses revenus dans l'exploitation de la piste, un autre tiers dans les bourses, et économiser le reste en vue de construire un hippodrome dans la couronne nord de Montréal d'ici trois à cinq ans.

«Tout sera fait à partir d'argent généré par l'industrie des chevaux», promet M. Faucher. Selon ses calculs, un investissement de 250 000 $ sera nécessaire pour aménager des gradins et démarrer l'exploitation de la piste de Saint-Basile, louée pour trois ans.

Une entente de principe a été signée entre le Jockey Club et les représentants des hommes de chevaux. «On a toujours voulu qu'un organisme sans but lucratif composé d'hommes d'affaires du milieu s'occupe de l'industrie», indique Alain Vallières, de l'Association trot et amble du Québec. «Nous, on va travailler avec eux dans le meilleur intérêt de tout le monde.»

Le Jockey Club espère des réponses positives de l'Agence canadienne sur le pari mutuel et de la Régie des alcools des courses et des jeux d'ici 45 à 60 jours.

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