30 décembre 2009

Votre maréchal-ferrant est un clown - s'il s'appelle Dominique Audet.


Maréchal ferrant à temps plein, Dominique Audet occupe sa saison estivale de façon plutôt particulière. Tout l’été, il parcourt les festivals western, non pas en tant que spectateur, mais bien en tant que clown. Et pas n’importe quel clown.

Surnommé Gaspé, Dominique Audet est chargé d’une mission bien audacieuse. Habillé de façon farfelue, la figure peinte comme tout bon clown, il joue cette fois-ci le rôle « d’homme baril ». Au milieu de l’arène, il est chargé de protéger les deux toréadors, eux-mêmes chargés de distraire le taureau enragé qui cherche vengeance du bout de ses cornes acérées sur les cowboys désarçonnés. Il s’improvise également animateur de foule en amenant le public à applaudir et crier, en plus de le faire rire à profusion par ses mimiques et ses imitations rigolotes.

« Avant le début du spectacle, je me concentre, environ trente minutes ou une heure avant. Je repère, dans la foule, les endroits où les gens sont le plus dynamiques. Ce seront ces portions de foule qui électriseront l’ensemble des spectateurs. »

Cowboy d'origine
Élevé sur une ferme laitière, Dominique jouait déjà aux cowboys étant jeune. Tout au long de sa vie, il a gravité autour de ce monde western, des chevaux et des rodéos. Un jour, il a décidé de s’essayer lui-même au rodéo et d’embarquer dans les manèges. Il a souvent été le dernier à se lever lors du jeu de la table de poker, défiant le taureau jusqu’à la toute dernière minute. Dans les festivals, on l’appelait Gaspésie, endroit dont il est originaire. Il a par la suite rapidement été surnommé Gaspé, surnom plus rapide à prononcer.

Depuis 10 ans déjà, il se promène de festival en festival, jouant les clowns de rodéo. De plus en plus connu, certaines personnes se déplacent même parfois expressément pour le voir à l’œuvre.

Une passion remplie d'adrénaline
Malgré les risques inhérents au métier, Gaspé est passionné par ce qu’il appelle un passe-temps.

« On ne peut pas encore vivre de ça au Québec. Mais quand je suis au milieu de l’arène et que j’entends la foule crier tout autour de moi, à chaque fois, je me dis : wow! C’est une boule d’énergie incroyable. » Et c’est cette énergie et cette adrénaline qui le pousse à oublier les quelques blessures qui peuvent survenir.

Pour ceux intéressés par cette vocation hors de l’ordinaire, pas d’autres issues que de s’immerger dans le monde western, d’observer et d’y aller petit à petit. Et surtout, de ne pas trop craindre les taureaux.

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