28 octobre 2010

SANTÉ CHEVAL - Surveillance de l'Encéphalomyélite équine de l’Est au Québec

Cycle de transmission
En 2009, la surveillance rehaussée par les services d’analyse gratuits offerts par le Ministère, pour la période du 3 septembre au 9 novembre 2009, a révélé que le virus de l’EEE semble bien établi au Québec. Ainsi ont été portés à la connaissance du MAPAQ 28 chevaux présentant une atteinte du système nerveux central. Parmi ces animaux, 6 cas d’EEE ont été confirmés en 2009, comparativement à 19 en 2008. Les régions de la Montérégie et de Lanaudière ont été touchées, et ce, pour une deuxième année consécutive. De nombreux échantillons soumis, en majorité des sérums, n’étaient malheureusement pas adéquats pour soutenir la confirmation de la condition. Fournir la tête ou le corps complet de l’animal est un élément essentiel au diagnostic de cette maladie fulgurante. En outre, plusieurs cas suspects n’auraient pas été rapportés. Les données de 2009 ne semblent donc refléter que partiellement l’ampleur du problème. Les chevaux malades ont montré de l’hyperthermie, à l’exception d’un seul animal qui avait reçu des  anti-inflammatoires, ainsi que de l’ataxie et un décubitus. Ils ont tous succombé à la maladie ou ont été euthanasiés dans un délai de 24 à 48 heures après le début des signes cliniques. Aucun d’entre eux n’était vacciné de manière appropriée.

Grâce à l’information découlant de la surveillance rehaussée de l’EEE, une étude du Groupe GDG Environnement, effectuée avec la collaboration du MAPAQ et de l’Agence de santé publique du Canada (ASPC), a pu mettre en évidence la présence du virus chez le moustique Culiseta melanura, à Lanoraie dans la région de Lanaudière. En outre, une analyse phylogénétique de quelques souches virales a permis d’établir que les souches québécoises sont légèrement différentes de celles que l’on trouve en Ontario. La même analyse suggère que le virus aurait fait plusieurs incursions au Canada à partir des États-Unis et qu’il survit aux hivers québécois.

Finalement, s’appuyant sur l’information recueillie, le MAPAQ a été à même de rendre compte de la menace que représente l’EEE pour la santé humaine aux autorités de santé publique intéressées, qui ont ensuite diffusé l’information dans leurs propres réseaux. Si la prévention de la maladie chez les chevaux passe nécessairement par la vaccination, il reste qu’il existe deux mesures toutes simples pour protéger à la fois les chevaux et les humains : limiter l’exposition aux moustiques et rapporter les cas suspects d’EEE au MAPAQ.

Source : http://www.mapaq.gouv.qc.ca/
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