11 janvier 2011

SECTEUR NÉGLIGÉ, LE SPORT AMATEUR POURTANT TRÈS RENTABLE AU QUÉBEC


SPORTSQUÉBEC et les fédérations sportives québécoises ont piloté au cours des derniers mois la réalisation d’une importante étude permettant de disposer de données complètes sur la valeur réelle du sport amateur.

« L’analyse économique du système sportif fédéré québécois », dont les résultats sont rendus publics aujourd’hui sur www.sportsquebec.com, démontre hors de tout doute la rentabilité du sport amateur. Cette étude exhaustive fournit aux décideurs du gouvernement et aux partenaires potentiels des arguments justifiant un plus grand investissement dans le système sportif québécois.

Un effet levier impressionnant
L’analyse prouve que, pour chaque 1,00 $ investi par le gouvernement du Québec dans la subvention de base à une fédération sportive, 9,80 $ additionnels de sources diverses sont générés pour mener à bien les activités préparées par l’organisation à partir de son noyau d’employés permanents et de bénévoles. Ces données établissent à 10,8 l’effet de levier de cet investissement gouvernemental, un rapport impressionnant sur le plan économique.


La mobilisation en sport donne des résultats économiques significatifs. 895 000 Québécoises et Québécois sont membres d’une fédération sportive ; la valeur économique des biens et services qu’ils consomment annuellement pour leur pratique sportive a été évaluée de façon très conservatrice à 200 000 000 $. L’analyse illustre de plus que, uniquement pour les personnes associées à l’administration des fédérations sportives, la valeur du bénévolat est estimée à 250 000 000 $ annuellement, un montant assurément exponentiel s’il fallait y ajouter tous les bénévoles intervenant en organisation sportive à tous les paliers.

Finalement, l’étude confirme également les économies substantielles générées par la pratique sportive en matière de réduction des coûts de santé associés aux maladies chroniques, lesquels représentent 60 % des dépenses de la santé qui, à leur tour, constituent presque la moitié du budget de l’État québécois. Il a été estimé que, à eux seuls, les sportifs des niveaux compétition et excellence (24 % des participants) permettent au gouvernement québécois de faire des économies de 50 millions $.

Résultats remarquables … financement insuffisant

L’investissement gouvernemental de base aux fédérations est largement compensé par le fait que les 20 millions $ distribués en salaires à chaque année donnent en retour en impôts et taxes aux deux paliers de gouvernement un montant à peu près égal à cette subvention. Et bien que cette dernière ait régressé par rapport au rythme de l’inflation au cours de la dernière décennie, les fédérations sportives réussissent malgré tout à atteindre un taux d’autofinancement de 71,8 % ; il faut cependant parallèlement constater que la non-indexation du soutien financier gouvernemental depuis 2002 réduit de 5% le pouvoir d’achat des fédérations sportives.

Téléchargez : Analyse économique du système sportif fédéré québécois

Source:  http://www.sportsquebec.com
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