5 janvier 2011

STOMATITE VÉSICULEUSE

Langue d’un cheval atteint de stomatite vésiculeuse
La stomatite vésiculeuse (SV) est une affection vésiculeuse des chevaux, des ruminants et des porcs due à un vésiculovirus de la famille des Rhabdoviridae. Lorsque les chevaux ne sont pas atteints par le processus morbide, cette maladie ne peut être cliniquement distinguée de la fièvre aphteuse (FA), de l’exanthème vésiculeux (EV) ou de la maladie vésiculeuse des suidés (MVS). Les moutons, les chèvres et de nombreuses autres espèces sauvages peuvent également être atteints par cette maladie. L’homme est aussi sensible. La maladie est confinée au continent américain ; autrefois cependant, elle fut décrite en France et en Afrique du Sud.

Bien que la stomatite vésiculeuse soit transmise directement par voie cutanéo-muqueuse, le virus responsable de la maladie a été isolé de stomoxes ou de moustiques, suggérant qu’il puisse s’agir d’une arbovirose. Elle manifeste cependant des variations saisonnières, disparaissant à la fin de la saison pluvieuse dans les régions tropicales et dès l’apparition des premières gelées dans les zones tempérées. Il se pourrait que le virus soit un virus de plantes et que les animaux se trouvent en fin de chaîne épidémiologique. La pathogénie de cette affection n’est pas encore bien établie et des observations montrent que les anticorps humoraux spécifiques ne protègent pas toujours contre une infection par le virus de la stomatite vésiculeuse.

Bien que l’on puisse suspecter la présence de la stomatite vésiculeuse lorsque des chevaux sont atteints en même temps que des porcs ou des bovins, il est nécessaire d’effectuer un diagnostic différentiel au laboratoire car les signes cliniques ne sont pas différenciables de ceux de la FA lorsque des bovins et des porcs sont affectés et de ceux de la MVS ou de l’EV lorsque seuls des porcs sont atteints.

Identification de l’agent pathogène : Le virus de la SV peut être facilement isolé par inoculation à diverses cellules en culture, à des souriceaux nouveau-nés ou à des oeufs embryonnés. L’antigène viral peut être isolé par une méthode immuno-enzymatique sandwich indirecte (IS-ELISA). Cette épreuve est la plus rapide et la moins onéreuse. La fixation du complément est aussi une bonne alternative. On peut aussi utiliser le test de neutralisation virale mais c’est une technique plus élaborée et longue à mettre en oeuvre.

Épreuves sérologiques : Les animaux convalescents développent des anticorps spécifiques dans les 4 à 8 jours suivant l’infection. Ceux-ci peuvent être mis en évidence par un ELISA de blocage en phase liquide (LP-ELISA), un ELISA de compétition (C-ELISA) et une séroneutralisation virale (SN). D’autres tests tels que la fixation du complément, l’immunodiffusion en gélose et la contre-immunoélectrophorèse ont été décrits.

Spécifications applicables aux vaccins et aux produits biologiques à usage diagnostique : Des vaccins à virus inactivé adjuvés avec de l’hydroxyde d’aluminium ou un excipient huileux ont été testés respectivement aux États-Unis d’Amérique et en Colombie. Les 2 vaccins engendrent des titres élevés d’anticorps spécifiques dans les sérums des bovins vaccinés. Toutefois, on n’a pas la certitude que ces anticorps sériques protègent effectivement contre la maladie. Un vaccin à virus atténué a été mis au point mais son efficacité sur le terrain n’est pas connue.

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