23 avril 2011

Études et statistiques sur l'industrie équestre Canadienne

L'industrie équestre Canadienne contribue de manière significative au tissu social et culturel de la société canadienne. Notre cheptel, composé de plus de neuf cent mille chevaux, est utilisé pour le sport et le loisir, la course, le tourisme, l’élevage, la production alimentaire et de très nombreuses autres activités afférentes. Collectivement, ces activités contribuent à plus de 15 milliards $ par année à l’économie de notre pays. Les chevaux font partie du quotidien de plus d’un million de Canadiens de tous âges et de tous horizons. Ils enrichissent leur vie, qu’ils soient jeunes ou vieux, handicapés ou non, homme ou femme, grâce à leur utilité et leur propension à procurer du plaisir et de la compagnie.  


LES CHEVAUX AU CANADA : LES FAITS
  • Au Canada, environ 950 000 chevaux sont utilisés dans une grande variété d’activités :
- Course ou sport équestre de compétition : 350 000 chevaux;
- Équitation de loisir : 285 000 chevaux;
- Élevage : 152 000 chevaux;
- Leçons d’équitation : 38 000 chevaux;
- Ranch, exploitation forestière ou autre travail : 67 000 chevaux
- Activités touristiques : 10 000 chevaux
- Animaux de compagnie ou autres utilisations : 48 000 chevaux.
  • Plus de 250 000 personnes possèdent des chevaux au Canada, soit des familles ou des propriétaires individuels. Tous les groupes d’âge et toutes les provinces sont représentés.
  • Plus d’un million de nos compatriotes montent ou mènent des chevaux à l’attelage régulièrement à chaque année. On parle ici de 400 000 adultes et plus de 600 000 enfants ou jeunes.
  • Les activités de sport, de course, de loisir et de divertissement avec des chevaux contribuent pour plus de 15 milliards $ par année à l’économie.
  • Un emploi à temps plein est créé pour chaque cinq chevaux, ce qui en fait le secteur d’élevage à la plus forte intensité de main-d’oeuvre au Canada :
- L’industrie canadienne du cheval soutient plus de 200 000 emplois à temps plein au pays, soit 77 000 sur la ferme pour le soin des chevaux et 130 000 emplois de plus pour la course, les concours hippiques, les expositions et les autres activités liées aux équidés.
- Les 77 000 emplois sur la ferme pour le soin des chevaux représentent 15 % du total de la main-d’oeuvre agricole au Canada.
- Le marché d’exportation de la viande préparée génère 110 millions $ par année.
  • Plus de 2,8 millions de personnes assistent à des concours hippiques ou à des courses de chevaux au Canada à chaque année, soit l’équivalent de l’assistance de toute une année aux parties à domicile de trois équipes de la Ligue nationale de hockey au Canada, quelles qu’elles soient :
- Les concours hippiques, les courses et les compétitions de sport équestre contribuent pour plus de 400 millions $ à chaque année en revenus de tourisme pour les économies locales.
  • Le Canada délègue une équipe équestre nationale aux Jeux olympiques, aux Jeux paralympiques, aux Jeux équestres mondiaux et à la Coupe du monde dans huit disciplines.
  • Le sport équestre est l’un des rares sports reconnus sur le plan international où les hommes et les femmes concourent sur un pied d’égalité dans la même épreuve :
- Plus de 85 % des propriétaires de chevaux et participants à l’équitation ou à l’attelage au pays sont des femmes.
  • Les chevaux sont la seule espèce d’animaux d’élevage soumis à la taxe sur les produits et services au Canada :
- Les propriétaires de chevaux ont payé plus de 245 millions $ en TVH/TPS pour le soin et l’hébergement de leurs chevaux en 2010;
- L’industrie de la course de chevaux a contribué à plus de 200 millions $ en taxes provinciales et fédérales prélevées sur les revenus de paris en 2010.


INDUSTRIE ÉQUESTRE : ENJEUX ET POSSIBILITÉS
Le Canada compte un cheptel de plus de 900 000 chevaux et un million de Canadiens les utilisent pour le sport et le loisir, le tourisme, l’élevage, la production alimentaire et les industries afférentes. Cette utilisation génère une contribution économique annuelle excédant 15 milliards $ à l’économie nationale. Le soin des chevaux et les activités avec ceux-ci créent au-delà de 200 000 emplois à temps plein au pays.

Les équidés enrichissent la vie de plus d’un million de nos compatriotes à chaque année, qu’ils soient jeunes ou vieux, handicapés ou non, hommes ou femmes. Les Canadiens s’identifient et sont fiers de leur riche héritage hippique, tel que nous l’illustre la Gendarmerie royale du Canada avec son Carrousel.

De nos jours, la plupart des Canadiens ont des contacts limités avec l’agriculture. Nos jeunes urbains connaissent peu la production alimentaire, mais le lien pourrait être renforci. Plusieurs chevaux résident dans la zone semi-rurale qui entoure nos villes. Ce sont des animaux aimés et respectés et ils peuvent constituer un lien important entre les communautés urbaines et agraires. La sensibilisation du rôle de l’agriculture dans le maintien de notre société ne peut qu’être une bonne chose.

Le Canada peut sembler être un pays amateur de chevaux, mais comparé à d’autres pays développés, nous accusons un certain retard par rapport à quelques éléments :
  • En se basant sur la population, le degré de participation au Canada est très inférieur à celui de pays tels que la Suède et l’Allemagne.
  • La valeur des chevaux importés au Canada excède largement la valeur des chevaux exportés. À l’opposé, les pays de l’Union européenne vendent leurs chevaux 10 fois la valeur des chevaux qu’ils importent.
  • En sport, notre équipe équestre compte des superstars, mais beaucoup de plus petits pays ont élaboré des programmes qui assurent à leurs propres grandes vedettes un succès régulier sur le plan international.
  • Notre marché d’exportation de la viande chevaline en Europe exige un programme de traçabilité à vie avant 2012. Agriculture et Agroalimentaire Canada a accepté le plan de Canada Hippique, mais le financement du gouvernement fédéral n’a pas été déterminé.

Canada Hippique estime qu’il existe quantité de possibilités de croissance et d’amélioration. Ils soulèvent des sujets qui devraient attirer l'attention : 



TVH/TPS sur les animaux d’élevage
Les chevaux sont les seuls animaux d’élevage qui ne sont pas exemptés de la TVH/TPS. La taxation des chevaux et des produits équins est unique parmi l’ensemble des espèces d’élevage. Même d’autres types d’animaux « à usage multiple » tels que les lapins, les lamas et les autruches sont  détaxés. Ceci impose un fardeau fiscal inéquitable aux propriétaires de chevaux et aux exploitants de fermes équestres, incompatible avec leur position dans le secteur agricole.


Limitation des pertes de l’exploitation agricole 
L’article 31 de la Loi de l’impôt sur le revenu, lequel traite de la limite permise des pertes des activités agricoles, n’a pas été amendé lorsque les autres dispositions relatives à l’inventaire et aux pertes ont été modifiées au début des années 1990. En dollars courants, les pertes admissibles sont désuètes depuis des décennies. Aucune autre industrie n’est soumise aux dispositions de limitations de pertes imposées au secteur agricole. Bien qu’une réglementation récente en ait élargi l’interprétation, cet article limite gravement la capacité de l’industrie du cheval à attirer les investissements.


Les chevaux sont des athlètes olympiques
Le sport équestre occupe une place privilégiée dans le monde des activités de sport amateur reconnues à travers la planète. C’est la seule activité sportive qui repose fortement sur le secteur agricole du Canada et en suscite une participation considérable. Toutefois, ce sport propose le défi unique d’exiger le développement de deux athlètes, l’humain et l’équin, pour former une équipe compétitive. Les politiques actuelles de Sport Canada abordent le développement des athlètes humains, mais pas celui des athlètes équins.


Les femmes dans le sport
Les femmes sont des participantes actives au sport équestre et elles concourent à égalité avec les hommes. Elles sont attirées par les chevaux et par ce sport pour diverses raisons culturelles.


Identification et suivi des chevaux
L’industrie équestre canadienne croit à la nécessité pour le Canada d’assurer la santé des animaux et l’innocuité des aliments à des fins domestiques et d’exportation. La longévité des chevaux et la possibilité de les utiliser de multiples façons et de les déplacer librement à travers le pays et le monde, constitue une grande part de leur valeur. Les maladies équines introduites dans le cheptel canadien coûteraient à l’industrie des millions de dollars en pertes de revenus et en dévaluations.

Canada Hippique a préparé un système national d’identification et de traçabilité des équidés CanEquid), lequel tient compte des besoins distincts du secteur équin. Cette stratégie concorde avec les autres programmes de traçabilité des animaux d’élevage et demeure compatible avec les programmes équins internationaux.

CanEquid a été élaboré aux fins d’un programme peu coûteux dirigé par l’industrie, sur la base des données recueillies par l’entremise des réseaux existants. Ainsi, il minimise les coûts de développement et maximise l’engagement de l’industrie à recueillir les données et à maintenir le système. Il est conçu pour être autosuffisant dans cinq ans.


Protection de la valeur du cheptel canadien
La récession économique mondiale, et plus particulièrement l’effondrement du marché d’exportation des États-Unis, a eu des répercussions négatives sur l’industrie canadienne du cheval. Mais, pire encore, nous vivons une situation de dumping au Canada des chevaux indésirables en provenance de nos voisins du sud. Le nombre de chevaux états-uniens importés au pays de façon permanente a triplé dans les six dernières années. Durant cette période, la valeur moyenne de ces animaux a diminué de cinq fois. Le dumping a gravement sapé la revente des chevaux au Canada. Nous recommandons  fortement que des mesures immédiates soient prises à cet égard.


Accroissement des marchés d’exportation
Le potentiel de croissance des exportations de chevaux, de souches génétiques et de compétences d’origine canadienne est conditionnel à la capacité du Canada à réagir aux occasions des marchés en émergence. Par exemple, la Chine est à l’aube du développement d’une industrie contemporaine de sport équestre. Le Canada offre une image positive à la Chine, notamment grâce aux médailles d’or et d’argent remportées en saut d’obstacles lors des Jeux olympiques de Pékin. La Chine et la communauté internationale reconnaissent notre capacité à offrir parmi les meilleures installations de sport équestre au monde. Le cheval a des racines culturelles profondes au pays et nous avons développé des chevaux et des compétences aptes à assurer la réussite de nos athlètes dans les
disciplines olympiques.

Cependant, en 2009, le Canada occupait la huitième position parmi 86 pays en ce qui concerne les exportations de chevaux vivants. Depuis, ce type d’exportation a chuté d’un stupéfiant 25 %, passant de 52 millions $ à 38,69 millions $. Avec des exportations de chevaux vivants à l’échelle mondiale évaluées à 2,56 milliards $ en 2009, une occasion se présente à l’industrie équestre canadienne de promouvoir ses chevaux de qualité, sa génétique et ses compétences auprès des marchés en
émergence tels que la Chine.


PLANIFICATION DE L’AVENIR
Le Canada doit être doté d’un plan de grande portée pour affronter les défis et saisir les occasions de profiter des avantages sociaux et économiques qu’offre l’industrie du cheval. Manifestement, cet effort se veut à long terme et exigera une coordination des ressources de l’industrie et des divers paliers du gouvernement. 

Une démarche axée sur des partenariats sera nécessaire, dans le cadre de laquelle le gouvernement et l’industrie évalueront ensemble les besoins, développeront une expertise mutuelle, établiront des objectifs et mettront en place une stratégie à long terme.
Source : Questionnaire à l’intention des candidats aux élections www.equinecanada.ca
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