24 mai 2011

Cas d’herpèsvirus équin 1 de souche neurotrope

Le comité sur la santé et le bien-être du cheval de Canada Hippique désire informer les propriétaires de chevaux de la déclaration de cas d’herpèsvirus équin 1 de souche neurotrope (nEHV 1) aux États-Unis, de la confirmation d’un cas en Alberta et de la présomption de trois cas en Colombie-Britannique. Il s’agit d’une souche neurologique de l’herpèsvirus équin de type 1 (EHV 1). Ce virus est contagieux et présente un risque élevé de mortalité. Il appert que les premiers cas auraient été diagnostiqués chez des chevaux participant à une compétition de cutting à Ogden en Utah, laquelle avait lieu du 29 avril au 8 mai 2011, et que les chevaux exposés au virus lors de cette compétition seraient associés à la déclaration de cas aux autres endroits.

Le cheval de l’Alberta n’a pas participé à des compétitions de cutting, contrairement à ceux de la Colombie-Britannique, lesquels résident tous à la même ferme. Une quarantaine et des procédures de biosécurité ont été mises en place et aucun cas secondaire n’a été déclaré à ce jour à cette ferme.

Notez que les cas de nEHV 1 en Colombie-Britannique n’ont pas été confirmés par des tests en laboratoire, mais par diagnostic clinique. Ces trois chevaux ont développé une maladie neurologique à leur retour de la compétition d’Ogden; ils sont traités intensivement comme s’ils étaient affectés du nEHV 1. Des procédures sévères de biosécurité ont été mises en place afin de prévenir la propagation de cette maladie à partir de cette ferme.


Mise à jour de l’Alberta
Un cheval a présenté des signes confirmés de problèmes neurologiques liés au nEHV 1 le 1er mai 2011; il a aussitôt été isolé. Il n’était pas à la compétition en Utah, mais a été en contact direct avec les chevaux qui y ont participé avant que ceux-ci quittent le Canada. Ce cheval reçoit des soins vétérinaires, récupère bien et est hors de danger. L’origine de la source de contact pour cet animal demeure inconnue.
En date du 18 mai 2011, on a confirmé un diagnostic positif d’EHV 1 chez un poulain d’un an qui montrait uniquement des signes respiratoires de la maladie semblables aux infections habituelles de grippe équine. Ce cheval a été en contact direct avec du harnachement porté par les chevaux revenus de l’Utah. Il est traité et placé en isolation et il est hors de danger à l’heure actuelle.
En date du 18 mai 2011, un cas positif supplémentaire a été confirmé chez un cheval de retour de l’Utah, lequel montrait des symptômes légers de problèmes respiratoires. Ce cheval, qui est hors de danger, a été placé en isolation et reçoit un traitement.
De six à huit chevaux ont subi un test pour des symptômes semblables à ceux du cheval précédent. Ces chevaux étaient présents à la compétition en Utah et ont présenté des signes légers de maladie respiratoire. Nous nous attendons à ce que quelques-uns de ces chevaux présentent un test positif, ce dont nous avons tenu compte dans nos commentaires plus haut.

Par conséquent, à l’heure actuelle, aucun cheval en Alberta et en Colombie-Britannique qui n’était pas présent à la compétition en Utah ou en contact direct avec les chevaux qui y étaient, et ce, avant la compétition et après leur retour, ne présente de symptômes. La période d’incubation de cette maladie peut durer jusqu’à 21 jours, mais les symptômes apparaissent habituellement lors des premiers 10 à 14 jours. Présentement, nous sommes dans la période de 10 à 14 jours.

Mesures prises
Les compétitions auxquelles devaient participer les chevaux directement atteints lors de la compétition en Utah ont été annulées par la Cutting Horse Association jusqu’à nouvel ordre.
Tous les participants de la compétition en Utah ont été informés et il leur a été conseillé d’isoler leurs chevaux.
Le vétérinaire provincial en chef recueille tous les renseignements, effectue le suivi de la maladie et prend connaissance de l’épidémiologie de l’EHV 1 en Alberta à l’heure actuelle.

Recommandations courantes
Tous les propriétaires de chevaux sont invités à suivre les protocoles habituels de biosécurité dont ils pourront prendre connaissance en consultant plusieurs sites Web, y compris celui de l’Alberta Veterinary Medical Association.
Tout propriétaire d’un cheval ayant possiblement été en contact avec ce groupe de chevaux devrait surveiller la température de son cheval deux fois par jour durant les 14 à 21 jours suivant l’exposition et discuter de toute anomalie avec son vétérinaire.
La protection offerte par la vaccination est discutable et nous recommandons que les propriétaires de chevaux en discutent avec leur vétérinaire, puisque chaque cheval est unique et exige un protocole de vaccination différent.

Déclaration de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA)
L’herpèsvirus équin (EHV) est une maladie présente au Canada, mais il n’est pas contrôlé par le gouvernement fédéral. Par conséquent, conformément aux directives internationales, l’ACIA n’a aucun pouvoir de demande de certification quant à cette maladie auprès du ministère de l’Agriculture des États-Unis lors de l’importation de chevaux en provenance de ce pays. Les exigences d’importation pour tous les chevaux entrant au Canada des États-Unis ne seront pas modifiées à la suite des déclarations récentes de cas d’EHV aux États-Unis.

Toutefois, comme toujours, l’importation de chevaux doit être conforme à toutes les exigences canadiennes en vigueur à cet effet. De plus, l’arrivée à la frontière de chevaux indisposés peut avoir une incidence sur le processus d’importation.

Canada Hippique collabore avec les bureaux des vétérinaires en chef du Canada afin de suivre la situation et tenir ses membres au courant des développements. Nous afficherons de nouveaux renseignements et des mises à jour de la situation sur le nEHV 1 sur notre site Web au www.equinecanada.ca.

Le contrôle de la vague de nEHV 1 dépend de stratégies de biosécurité ou de confinement appropriées. Canada Hippique demande avec instance aux propriétaires de consulter les ressources suivantes afin de mieux comprendre la nature et le contrôle de cette maladie infectieuse :
On encourage les propriétaires à discuter avec leur vétérinaire de toute préoccupation ou question additionnelle.

Source: Canada Hippique
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