22 juin 2012

Peter et Eddie en route vers Londres


Peter Barry de Dunham QC 
sur Kilrodan Abbott.
Montréal, 22 juin 2012 (Sportcom) – Quelques jours après sa prestation au Concours complet International de Bromont, présenté du 7 au 10 juin au Parc équestre olympique, Peter Barry recevait avec beaucoup d’émotion son billet pour les Jeux de Londres. Il sera le premier cavalier québécois en plus de dix ans à prendre part à cette épreuve aux Olympiques. C’est donc par la grande porte que lui et son cheval Eddie retourneront en Europe, là où leur histoire a débuté il y a six ans.

« C’est une amie qui se promène un peu partout dans les compétitions équestres qui m’a parlé d’Eddie, un cheval de sport irlandais », explique Peter Barry, un homme d’affaires originaire de Dunham, dans les Cantons de l'Est. « Elle m’a dit qu’elle avait trouvé un cheval qui me conviendrait parfaitement et elle m’a convaincu d’aller le voir en Irlande. J’y suis allé pour constater qu’elle avait raison. C’était lui qu’il me fallait. »


Peter Barry a attendu longtemps avant de trouver un cheval comme Eddie. Leur rencontre a eu lieu douze ans après les débuts laborieux du cavalier dans le monde équestre. Peter était alors âgé de 25 ans. « Des amis en visite voulaient faire une randonnée à cheval. Je n’avais jamais monté de ma vie, mais je tenais à participer à l’activité. J’ai failli tomber deux fois en bas de mon cheval, mais j’ai adoré l’expérience. Par la suite, c’est rapidement devenu pour moi une grande passion. »

Un an plus tard, Peter se lançait dans la compétition avec son premier cheval, Amiral. « C’était un pur sang, un vrai cheval de course. Nous avons commencé avec le saut d’obstacles, mais rapidement j’ai été attiré par le concours complet qui regroupe les épreuves de dressage, de cross-country et de saut d’obstacles. »

Dans les années qui ont suivi, Peter a construit sa propre écurie. Il a poursuivi son apprentissage du dressage et de la compétition avec différents chevaux. Lorsqu’il a choisi Eddie, un jeune cheval de 7 ans plein de potentiel, il était prêt à entreprendre son éducation et à en faire un premier de classe.

Eddie devient Kilrodan Abbott
Six ans plus tard, Eddie est devenu Kilrodan Abbott, un redoutable cheval de compétition. C’est avec lui que Peter Barry a participé à ses premières épreuves quatre étoiles, le plus haut niveau international. « Il n’y a que six compétitions de ce niveau chaque année et les cavaliers viennent de partout pour y participer. La seule qui a lieu en Amérique du Nord est le Rolex Kentucky. Nous avons terminé 25es en 2011 et 11es au printemps dernier. Je suis très satisfait de cette progression. » Peter Barry et Kilrodan Abbott ont été les meilleurs Canadiens et les meilleurs amateurs de la compétition.

« Les qualités d’Eddie ? C’est un cheval relax, ouvert au travail d’équipe. Il est à l’écoute de son cavalier et il respecte le saut. Il a 13 ans maintenant ce qui est un très bon âge pour un cheval. Il a vu des choses, il a de l’expérience, il est bien formé et il est en santé », raconte Peter. « Personnellement, je ne suis pas un adepte de l’approche militaire en dressage. Je crois qu’il est important de laisser le cheval participer. Par conséquent, Eddie a appris à aimer ce qu’il fait et à avoir confiance en ce qu’il fait. »

Des trois épreuves du concours complet, c’est certainement au cross-country que Peter et Eddie prennent le plus de plaisir. « Chaque épreuve fait appel à des aptitudes différentes. Au dressage, on demande au cheval de parader, d’être sage et de bien écouter. Au saut d’obstacles, on lui demande d’être attentif aux petits détails et de ne pas faire tomber la barre, poursuit le cavalier. Et au cross-country, on lui demande d’être courageux comme un guerrier et de traverser à toute vitesse un parcours parsemé d’embûches. J’adore cette épreuve. Tellement qu’on m’a déjà dit en compétition de passer moins de temps à sourire et à flatter mon cheval. Nous sommes beaucoup plus rapides depuis que nous nous concentrons sur la vitesse! »

Dans les prochains jours, Peter Barry et Eddie iront en Virginie rejoindre l’entraîneur-chef de l’équipe nationale canadienne, David O’Conner, pour un camp d'entraînement. Le Québécois compte travailler surtout le dressage, son point le plus faible. Pour parfaire sa préparation en vue des Jeux, il comptera aussi sur les bons conseils de son ami Philip Dutton, un Australien d’origine qui représentera les États-Unis à Londres. « Je travaille avec lui depuis près de 8 ans. Il a participé à plusieurs Jeux olympiques et il est une grande inspiration pour moi. Il m’a énormément appris sur la façon de travailler avec mon cheval et de le préparer physiquement aux compétitions. »

S’il rêve d’une médaille à Londres, Peter Barry compte surtout profiter du moment. Le prendre comme l’aboutissement de l’extraordinaire chemin parcouru depuis sa rencontre avec Eddie. S’il a atteint des niveaux qu’il n’aurait jamais osé imaginer il y a de cela 18 ans, le sport équestre demeure pour lui, d’abord et avant tout, un mode de vie.

« C’est une façon fantastique de vivre et, pour mes enfants, de grandir. Winston Churchill avait dit une phrase qu’il m’est difficile de traduire : there is something about the outside of a horse that is good for the inside a man. Je crois que c’est tout à fait vrai. »

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