17 février 2015

350e anniversaire de l’arrivée des premiers chevaux en Nouvelle-France

L’année 2015 marque le 350e anniversaire de l’arrivée des premiers chevaux en Nouvelle-France. Ancienne maison de ferme, la Maison Saint-Gabriel souligne cet anniversaire en partenariat avec l’Association québécoise du cheval Canadien et la collaboration de la Fédération Équestre du Québec, de Québec à Cheval, du Salon du cheval et de Écurie de Montréal.

Étalon Goliath. Semaine Agricole 1871. Domaine public
Étalon Goliath. Semaine Agricole, 1871. Domaine public
De l’histoire
Lorsque Louis XIV ordonne de créer un haras royal dans chacune de ses provinces, la situation en Nouvelle-France se démarque par une absence totale de chevaux sur le territoire. En juillet 1665, 14 chevaux, 12 juments et 2 étalons, font la traversée… sur le Marie-Thérèse.

Environ 82 chevaux arrivent en Nouvelle-France entre 1665 et 1671. Malgré le manque de preuves écrites, la tradition rapporte que ces premiers équidés européens proviennent des haras royaux et sont, selon toute vraisemblance, d’origines françaises (Normandie, Bretagne, Poitou), et très possiblement espagnoles (Andalousie), quelques unes des régions réputées depuis le Moyen Âge pour la qualité de leurs chevaux.

Les premiers chevaux sont attribués à des communautés religieuses (Congrégation de Notre-Dame, Ursulines ...) et gentilshommes (monsieur de Saint-Ours, monsieur de Sorel, ...). Un contrat est alors établi entre le bénéficiaire et les fonctionnaires de l'intendant Jean Talon. Ce contrat exige que la personne prenne soin de l'animal (sous peine d’une sévère amende de 200 livres si le cheval meurt), le fasse se reproduire, et remette un poulain à l'administration sous les 3 ans. Les poulains sont à leur tour redistribués selon les mêmes modalités et exigences.

Grâce aux conditions géographiques de la Nouvelle-France (ou malgré elles), les chevaux se développent en vase clos, sans apport de sang extérieur, et deviennent en moins de 100 ans, ce Petit cheval de fer si prisé par nos voisins du sud, et par les Anglais après la Conquête de 1760.

Au fil des siècles, le cheval Canadien aide à défricher un vaste territoire, contribue au développement économique du pays, participe à plusieurs guerres (Guerre de Sécession, Guerre des Boers, Première Guerre mondiale), et inspire de grands artistes comme  Cornelius Krieghoff.

Le cheval Canadien est la race chevaline du «Patrimoine agricole» du Québec depuis 1999, et la race chevaline «nationale» du Canada depuis 2002. Surnommé le Petit cheval de fer, en l’honneur de son étonnante robustesse, il aurait, selon les dernières études génétiques, amélioré plusieurs races nord-américaines au cours des 18e et 19e siècles, dont le cheval Morgan, le Standardbred et le Tennessee Walker.


Oui, décidément, le cheval Canadien mérite bien qu’on lui consacre un peu de temps, lui qui a laissé si profondément la trace de ses sabots dans le cœur de nos ancêtres.

SOURCE: Maison St-Gabriel

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