9 novembre 2009

La première carte détaillée du patrimoine génétique du cheval domestique a été publiée


Une belle jument répondant au joli nom de Twilight a donné son ADN à la science et permis à un consortium international de chercheurs de séquencer le génome du cheval domestique, compagnon de l’espèce humaine depuis plus de 5.000 ans.

Plus petit que celui de l’Homme ou de la vache mais plus grand que celui du chien, le génome d’Equus caballus contient 32 paires de chromosomes. Cet ADN a subi peu de bouleversements, soulignent les chercheurs dans la revue Science publiée aujourd’hui. Pour plus de la moitié de ces chromosomes, les gènes sont disposés dans le même ordre que sur les chromosomes humains. Dans le cas du chien, cet ordre n’était conservé que pour un chromosome sur trois.

Une petite surprise attendait les généticiens sur le chromosome 11 du cheval: un centromère fonctionnel et pourtant immature, comme figé en cours de développement. Cette région centrale qui relie les quatre bras du chromosome (l’intersection du X si on représente ainsi le chromosome) joue un rôle important dans la distribution du matériel génétique aux cellules-filles lors de la division cellulaire. Le centromère contient des séquences répétées d’ADN. Or, sur le chromosome 11 du cheval, le centromère est en dépourvu, suggérant qu’il précède dans le temps les séquences répétées.

D’un point de vue historique, ce séquençage indique que les chevaux ont été domestiqués à partir d’un nombre réduit de mâles mais d’un nombre important de femelles.

Une bonne partie des recherches vont désormais se concentrer sur les maladies génétiques héréditaires qui affectent les chevaux et qui sont, pour plus de 90 d’entre elles, similaires à des maladies humaines.

Lire aussi  Domestication du Cheval il y a 5000 ans.

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