13 septembre 2010

Présence de l'encéphalomyélite équine de l'Est dans la région de Lanaudière

Vacciner les chevaux contre l'EEE
La collaboration des propriétaires de chevaux est sollicitée

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation sollicite la collaboration des propriétaires de chevaux pour qu'ils informent leur médecin vétérinaire de tout cas d'animal présentant des signes nerveux, tels qu'une démarche chancelante, un changement de comportement, de la paralysie ou des convulsions. Cet appel fait suite à une opération de surveillance des moustiques menée dans la tourbière de Lanoraie et dans les municipalités environnantes et qui a mis en évidence une abondance exceptionnelle de Culiseta melanura, une espèce de moustique qui peut transmettre le virus de l'encéphalomyélite équine de l'Est (EEE) aux chevaux et, dans une moindre mesure, aux humains.

En date du 8 septembre 2010, le Ministère a reçu 21 signalements de chevaux ayant des symptômes compatibles avec une infection par le virus de l'EEE. D'ailleurs, une analyse a permis de confirmer l'infection chez huit animaux provenant tous de la région de Lanaudière. Aucun n'était vacciné contre l'EEE.

Rappelons que le taux de mortalité est de 75 à 90 % chez les chevaux développant des symptômes associés à l'EEE. Il est donc fortement recommandé de vacciner les animaux contre l'encéphalomyélite équine de l'Est, idéalement au printemps, en particulier dans la région de Lanaudière où surviennent des cas d'EEE pour une troisième année consécutive. En outre, certaines mesures peuvent être mises en application pour protéger les chevaux des moustiques :

  • Assécher les plans d'eau stagnants sur le terrain, qui sont des lieux privilégiés pour la reproduction des moustiques. Bien nettoyer et désinfecter les auges chaque semaine afin d'empêcher la multiplication des moustiques. 
  • Garder les animaux à l'intérieur pendant les heures de forte activité des moustiques, surtout à l'aube et au crépuscule. Veiller à ce que l'écurie soit pourvue de moustiquaires en bon état et qu'il n'y ait pas d'endroit propice à la multiplication des moustiques. 
  • Utiliser un insectifuge approprié. Certains insectifuges autorisés pour les chevaux semblent efficaces sur une courte période pour les protéger contre les piqûres d'insectes. Il faut toutefois bien respecter les recommandations du fabricant.


Le signalement des chevaux est essentiel pour permettre aux autorités compétentes de dresser un juste portrait de la situation et de déterminer les interventions appropriées pour protéger la santé publique et la santé animale. À cet égard, le Ministère supportera les coûts liés au dépistage de l'EEE en vertu du programme de surveillance qu'il met en oeuvre.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'encéphalomyélite équine de l'Est, consultez le site Internet du Ministère. De plus, on peut prendre connaissance du communiqué publié par la Direction de santé publique et d'évaluation de la région de Lanaudière dans le Portail gouvernemental.


Publier un commentaire

TROUVEZ DES PARUTIONS. CONSULTEZ L'INDEX PAR DATE

SOUMETTEZ: Questions, Sujets de discussions ou Textes ICI

Nom

Courriel *

Message *

Comme vos Ami(E)s, aimez notre Page Facebook